lundi, juillet 31, 2006

N'oublions pas le cadet...

Voici la phrase qui finis tout les documents officiel en circulation dans le p'tit monde des cadets. Cette petite phrase que selon moi, pauvre Instructeur civil, trop de monde oublis...

Mais avant tout, petite organigramme d'un escadron. A la tete de l'escadron nous retrouvons le commandant (cmdt), qui agis sur le terrain en tant que chef, de rassembleurs aupres de ses officiers, de personne ressources en cas de question, mais aussi en tant que gestionnaire. Il place des personnes sous son commandement qu'il pense etre le plus apte a remplir divers taches.

Que ce soit un officier d'administration, d'approvisionnement, d'entrainement (activitées) ou d'instruction. C'est personne la ont un mandat clair lors de lors embauche. Ils doivent remplir plusieurs papiers pour prouver leur bonne volonté, leur engagement pour un certain nombre d'année et aussi, pour prouver qu'ils n'ont jamais été impliqués dans des conflits d'ordre judiciaire. Ces personnes, qui sont maintenant rendus officier (en uniforme) ou instructeur civil, travail tous dans un seul et meme but, le bien être des cadets.

Cela fais maintenant 3 ans que je suis revenus. Que j'ai été embauché en tant qu'instructeur civil généraliste. 3 ans que je fais mes affaires souvent en marges des autres, en aidant a l'approvisionnement, en donnant certain cours et en participant aux activités diverses. J'ai pris plus de 6 000 photos pendant ces 3 ans. Des photos de tout les instants ou j'essais de garder des souvenirs joyeux de période qui le sont parfois moins.

3 ans a voir une maniére de travailler que certain ne comprennent pas, que d'autres me repprochent ou que des fois, rarement certains approuvent. Je suis resté honnete dans mon travail en continuant ce que je faisais deja dans le temps que j'étais Sergent. C'est à dire de proteger, que ce soit en agissant mais tres souvent en parlant, a ces cadets que je vois si souvent. L'escadron rassemble plus ou moins 80 jeunes de 12 à 19 ans. C'est une période qui selon moi, est la pire d'une vie. Tu fais ton caractère, apprends a te connaitre, a aimer, a hair, bref a vivre ou a commencer a vivre avec toi même pour de tres nombreuses années.

C'est dans cette période que ces jeunes font leurs premieres conneries, qui des fois n'ont aucune influence sur le reste de leur parcours. Mais des fois, c'est lour de consequences. Et en tant qu'officier, je ne suis pas la pour leur apprendre de leur erreur, je ne suis pas la pour les aider dans leur vie civile, ou meme pour les aider quand ils en ont justement besoin.

En tant qu'officier, ce que j'ai appris de ces 3 ans, c'est que je suis la en spectateur de leur évolution. En observateur seulement, pas en acteur. Je ne devrais pas faire partis active de leur vie. Je ne devrais etre la que pour leur donner un service en regard avec nos activitées. Je n'ai pas le droit d'interferer dans leur vie en dehors des cadets. Je ne peux pas m'inquieter pour eux, ou les voir en dehors afin de parler avec eux, meme si c'Est eux qui en font la demande. Je ne suis pas un support ou un aide pour eux, mais juste un officier de cadet qui doit veiller a ce que leur instruction, leur uniforme ou leur mentalité de cadets doit etre bon.

Qu'ils soient en proie à des problèmes d'ordre personnel, tel tentative de suicide, agression d'ordre autant sexuel que physique, problème de harcelement, denigrement parfois cruel comme peux l'etre un jeune de 15 ans, d'alcool et parfois de drogue... tout ceci ne me regarde pas. Le fais que j'ai passé 3 ans avec ses jeunes la ne devrait pas interferer avec le fais que je suis avant tout un Officier de cadets. Un instructeur civil... Je devrais arriver à faire la difference et laisser que ce soit mon attachement pour eux ou meme mon amitié avec les plus anciens, de coté.

Pour les deux ou trois qui me connaissent personnelement, je n'ai pas changé... Je peux être quelqu'un de bien pour aider quand c'est le temps. Je suis de passage le plus souvent du temps dans la vie de certaines personnes et du jour au lendemain je disparait. Mais le fait est, que je ne suis plus capable de faire ca. Pourtant ce serait la meilleure solution, du moins au cadet. Je devrais quitter, changer d'air et essayer de faire autre chose pour me punir. Mais je n'y arrive pas. Je n'arrive pas a quitter ces jeunes la. Que pour certain j,ai connu quand ils n'avaient que 13 ans. J'ai aimé les voir grandir. J'aime les voir aller et me dire que c'est des bons jeunes remplis de courage de passer au travers d'evenements que je ne veux pas revivre. Le coeur a pris le dessus sur la tete et voila qu'apres 3 ans je vais finir par en payer le prix.

Cette année, le commandant qui m'avait embauché s'en va. Laissant sa place a une autre officier. Que je considere comme tres compétente, mais qui, se sentant menacé, replique avec les pire arguments et les pires gestes. Elle a été un modèle pour moi et pourtant, je sais que je serai le premier a etre mis dehors. Ma maniere d'etre et d'agir ne lui plait pas. Ma carrière d'officier, que j'ai moi-même foutue en l'air pour ces jeunes la, se terminera surement d'ici quelques semaines.

Mais je ne blamerai jamais les jeunes. Ils m'ont apportés tellement ces 3 dernière années que jamais je ne pourrais leur remettre tout ceci. J'ai aimé travaillé avec les autres officiers. Étant gueulard et chiant, je sais que certain ne s'ennuiront pas de moi, et moi d'eux d'ailleurs. Mais certain me manqueront. Je reproche juste à certains d'oublier le pourquoi nous etions devenus officiers... Pour les 70 ou 80 jeunes que nous voyons à chaque samedi se défoncer pour un mouvement auquel ils croient et pour les amis qu'ils s'y sont faits.

Peut-être que j,avais tord d'agir de la sorte. Peut-être que le système devrait aussi s'aligner sur les changements de vie de nos jeunes pour admettre que d'etre de simple guide dans un monde d'aveugle ne leur suffis plus. Je ne sais pas.. Je sais juste que j'ai fais ce que je pensais etre bien. J'aurai surement du essayer de faire comprendre le pourquoi de mes agissements, mais à l'heure actuel il est trop tard. Je ne me prennais pas pour un sauveur. Ni pour le Héros de ces jeunes, je voulais juste partager et les aider. Oui les parents ont le plus gros du travail, mais ce n'est pas le cas de tous. Des choses qui peuvent etre dis aux parents ne sont pas tout ce qu'un jeune de 15 ans vie.. Pour le reste, les amis peuvent aider et quand meme les amis ne peuvent plus, on pourrais peut etre essayer de trouver un autre moyen sans pour autant être jugé ou accusé de ne chercher que la gloire ou l'attention des jeunes... Peut-être... qu'aprés tout ce n'etais juste ca que je voulais... Mais pourtant je doutes et j'esperes avoir raison...

N'oublions pas le cadet, n'oublions pas le jeune sous l'uniforme de cadet et n'oublions pas celui que nous avons été.


lundi, juillet 24, 2006

Apprendre, Servir et Progresser

Voici la devise des cadets de l'air. Un mouvement de jeune de 12 à 19 ans. Souvent comparé au scouts.. A mon plus grand désespoir... Disons que c'est un organisme a but non lucratif, ou se réunissent des jeunes dans un esprit "para-militaire" parainé par les Forces Armées Canadienne.

J'ai commencé en 1996, 3 mois apres mon arrivée au Canada. Quittant le club de rugby ou je jouais depuis déja 9 ans. Il me fallait retrouver une activitée ou l'esprit d'équipe etait prédominante. Peut etre par besoin d'etre dans un groupe, essayer de me prouver ou de me trouver parmis d'autres jeunes. J'avais 15 ans. J'étais une recrue en tant que telle, mais de deux ou trois ans plus vieux que tout les autres. Un caractère deja bien encré, peut-être quelques experiences de vie de plus aussi. Alors le moule déja établie pour faire de moi un bon cadet n'a pas marché.

Je me suis démarqué la première année ou on reconnaissait en moi, un bon candidat pour figurer parmis les leaders de l'escadron.. Ca n'a duré qu'un temps... Ce moule ne me convenait pas. Trop de régle strictes et rigides, des inconhérences qui à la longue mon ammenés à n'en faire qu'à ma tête puis à quitter avant mes 19 ans et ma fin de carriére. Seul point commun avec mon début de carriére.. la fin fut aussi remarquée..

J'y ai rencontré pendant ces 3 ans et demie, des personnes que je considére encore comme de bon ami. De ceux rentrés en même temps que moi, mais aussi de mes recrues, que j'ai eu comme cadets dans ma section ou meme dans les autres sections. Parmis ces recrues, Champagne, Ballard et Mikalinas. Ces trois la etaient mes protégées. Celles dont je ne voulais pas voir autre chose que des sourires. Trois en qui j'avais placé toute ma confiance et aussi beaucoup d'espoir. Elles se demarquaient, elles arrivaient à faire ce que moi justement je n'arrivais pas à faire. En gros, être un modéle pour les plus jeunes, alliant compétence et aussi savoir faire. Dans notre "monde", ou notre secte comme certain l'appel, elles etaient sur un pied d'estal que je veillais à proteger.

Mais quand tu déranges plus que tu aides.. C'est le temps de quitter, pour essayer au moins, de laisser un bon souvenir à certain. Et c'est ce que j'ai fais. J'ai quitté avant le temps, en claquant la porte a l'escadron et en me promettant de ne plus y remettre les pieds.. Bien entendu, avec l'orgueuil que j'avais J'ai tenu un autre 3 ans et demie... mais sans y retourner..

Et un mois de janvier 2003, je me suis pointé le bout du nez. J'ai été flatté que l'on se souvienne de moi comme le délégué syndicale des Mam'zelles. Surnom gracieusement donné par notre commandant d'aujourd'hui le Major Joubert. Et en grande partie grace à Jennifer aussi. J'ai vu les officiers, les responsables de cette organisme me demander si j'etais interréssé à revenir donner du temps comme on dis. Pas pour mes compétence théorique, mais plus mon caractere social et aidant.. J'aimais aider, parler, conseiller... Meme si j'etais justement l'exemple à ne pas suivre, j'arrivais à dire peut-être , ce qu'il fallait quand c'etais le temp...

Je devais conseiller et aider un responsable de section (l'escadron étant composé de plusieurs sections, avec chacunes, un commandant de section, un adjoint ainsi qu'une quinzaine de cadets), l'aider dans la gestion, veiller à eviter les ennuis ou petites chicanes que des jeunes de 12 à 19 ans peuvent avoir. Bref, jouer à la fois le père fouaitard, le Grand frére et l'Papa chiant.. C'étais du moins ce que je pensais... Fallais bien que j'me plante encore..

C'étais déja ca mon problème, quand je portais l'uniforme de cadet sur le dos; croire que nous n'étions pas juste la pour passer le temps, mais pour aider du mieux qu'ont pouvaient ceux avec qui nous passions nos fin de semaine et à qui nous nous etions attachés...

Fin du premier épisode soporifique d'un reveur qui le temps d'une soirée se fait réaliste...

mercredi, juillet 12, 2006

Quand Jacquot a le dernier mot!

"Vous avez démontré à la France qu'elle est forte quand elle est rassemblée dans sa diversité et quand elle a confiance en elle."
Voila ce qui devrait être une phrase à retenir pour tous. Elle a une saveur particuliére pour la France, mais s'applique à tous ces pays qui sont les notres. Ce que j'ai ressenti en 98 lorsque je suis arrivé en France au lendemain de la victoire, c'etait un sentiment d'amitié commun à tous et chacun. Alors si une victoire comme il y'a maintenant 8 ans a permis à autant de monde de se rapprocher et peut-être quelques instants d'oublier les différences, je souhaite vraiment, que la défaite de dimanche puisse quant à elle inspirer de la fierté à tous sans distinctions de race, de couleurs ou de nationalité...
J'aurai jamais pensé dire ca un jour, mais.... Vive le soccer...

mercredi, juillet 05, 2006

Parce que ca n'arrive qu'une fois aux 4 ans...

Ben non... ce n'est pas à propos des années bissextiles que je voulais vous entretenir! Je suis un ancien joueur de rugby. Comme chien et chat, je n'aimais pas le football (ou soccer suivant votre coin d'pays). Maiiiiiiiiiis au fil du temps, on s'passionne pour pleins de choses..

Comme le mondial! Je sais, j'suis pas le seul à etre au rendez vous aux 4 ans.. Mais, peut-etre a cause de mon statut et d'mes origines, je suis tantot fière, tant en criss contre cette équipe que represente les Bleus.

Si en 1998, leur victoire m'a couté quelques heures de marches... (dû à un Sergent de section d'origine bresilienne...), la débandade totale de 2002 m'a faite chier au plus haut point.. Ou alors c'est les commentaires de Daniel Cerro, l'Italien fiere, qui ne le resta pas apres leur dé.faites contre les Coréens stupide comme nous les appelions si affectueusement.

Mais bon, 4 ans ont encore passés. C'est le retour des meilleurs équipes au monde. De la magie d'un sport que je n,aimerai toujours pas jouer, mais que je me plais a regarder et à m'embraser dès qu'un joueur se sauve avec le ballon. La couverture médiatique commence à avoir du bon sens au Canada. Le pays du hockey se voit, peu à peu, voler de jeune vedette au profit du soccer. Sport moins chère que le hockey, ou l'esprit d'équipe est tout autre aussi.

Mais à Montreal, ce qui m'a toujours plus, c'est la diversité de sa population. Ville d'immigré, ou beaucoup de pays ont leurs coins colorés, elle donne la chance à sa population d'avoir pignon sur rue pour feter "leur" pays. Ou plutot, leurs autres pays.

Ainsi pour la victoire des Italiens contre l'Allemagne (fais chier soit dis en passant...), le quartier italien fut tout simplement impraticable à toute circulation. Qu'en sera t'il pour la victoire des Bleus? Oui oui, j'ose le dire et l'esperer. Une finale France - Italie, serait pour moi quelque chose de grand. Bien sur pour mon fameux Daniel, mais aussi pour finir une année ou nous avons vu pas mal de Francais attirer l'attention au Quebec. Commencons par un Christobal Huet, nouvelle coqueluche des Fans du Canadien de Montreal (dont je fais partis) pour finir en beauté avec la victoire d'une équipe de soccer aussi colorée que Montreal l'est.

Et en passant... n'oublions pas que Dieu lui même (!!!), a parlé a Zidane pour qu'il revienne.
Alors si en plus Dieu est de notre coté... Pauvre Italie!

Allez, arretons de rever la, je croise les doigts demain, autant pour le match, que pour la redifusion que je serai obligé de me tapper, vu qu'ici, le match passe à 15h et que moi... comme une pauvre poche comme le dirait si bien Daniel, je travail.